Préface

Préface
Mon nom importe peu. Je ne suis qu'une poussière d'étoile dans l'Univers d'Amour qui peuple mes pensées. Je suis un amoureux fou des filles et des roses qui hantaient autrefois mes jours et mes nuits. Je suis sorti indemne, en lâche combattant, de la guerre des amours d'enfance; sain et seul. Un beau jour, oh pardon, je vis une Princesse, enfermée depuis seize ans dans la plus haute tour de sa solitude.
J'ai rencontré la Fée qui donne un sens à ma vie.
Aujourd'hui, je ne vis que pour Elle.
Ce journal est un hymne à l'Amour. Ce journal est à vous, belles Reines dorées qui gouvernez sans relache le monde de nos Rêves. Today, I sing my song of You...
# Posté le lundi 30 janvier 2006 14:49
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:25

Mon passé est un rêve

Je me suis éveillé et en ouvrant les yeux un baiser s'est posé sur mes lèvres.
Mon passé est un rêve: un long rêve amoureux plein de filles qui sans trève enlaçaient le coeur fragile qui guide mon âme. Celui qui n'a pas vécu ce rêve ne pourra jamais exister à mes yeux. Dans ce petit journal, je voudrais, lentement, vous raconter le mien.

Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

Mon passé est un rêve
# Posté le mardi 31 janvier 2006 14:31
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:25

Si blanche que mon âme...

Si blanche que mon âme...
Elle était blanche comme neige, rose comme sang et ses cheveux étaient noirs comme de l'ébène. Les Grimm devaient connaitre cette si jolie fille: Sarah dont la beauté me revient en mémoire. Trop jeune pour connaitre la douceur de cet ange, je l'ai laissée partir, bien trop tôt...
Quelques années plus tard, le coeur déchiré, j'ai voulu te revoir. La porte s'est ouverte. Tu sortais de la douche, cachée sous un peignoir rose comme tes lèvres. Tes longs cheveux d'ébène tombaient doucement le long de ta nuque d'argent. Tu avais grandi. Parfois je me promène près de chez toi et, étrangement, j'espère te retrouver un jour où la neige, si blanche que ta peau, couvrira tes cheveux plus noirs que mon coeur.
# Posté le mardi 31 janvier 2006 14:49
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:24

Un amour d'enfant...

Un amour d'enfant...
Jamais sa main n'a effleuré la mienne et pendant quatre années où mon coeur endormi fût bercé par le sien je riais à la vie. Cette fille de fleur, sortie d'une rose rouge, me fit vivre les meilleures années de ma jeune enfance. Je regrette aujourd'hui d'avoir été si jeune et de n'avoir d'elle que touché les cheveux, une fois. Si tu peux lire cela belle amie, rappelle-toi les carottes du jardin brûlées au feu de bois dans le bac du fond noirci par le temps... Horribles ! Mais si délicieuses à tes côtés ! Parfois je te rencontre et mon coeur se rappelle la douceur de ton visage d'enfant. Merci d'avoir été si proche dans mon coeur et pardon de ne pas avoir su te rendre heureuse...
# Posté le mercredi 01 février 2006 09:37
Modifié le samedi 03 novembre 2007 09:34

Une passante en mon coeur

Une passante en mon coeur
Une fille est entrée un matin dans ma vie: une fille que jamais je ne pourrais revoir. Cette fille est passée une seconde au creux de mon regard et je suis mort de perdre son visage des yeux. Cette fille, je n'ai cessé de la rencontrer. Chaque Fée de ce Monde passant à mon regard, je l'ai aimée espérant oh ! Pardon ! qu'elle était celle du rêve que je chérissais tant.

À une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles Baudelaire (Les fleurs du Mal)
# Posté le jeudi 02 février 2006 05:44
Modifié le mercredi 04 juillet 2007 04:24